Retraites complémentaires : comment ça marche ?

Ce n’est pas une nouveauté : en matière de retraite, les travailleurs du secteur public sont mieux lotis que ceux du secteur privé. Pour ces derniers, il existe des retraites complémentaires (ARRCO, AGIRC) destinées à compenser les prestations peu avantageuses du régime de base. Mais comment ça marche ?

Deux caisses de retraite complémentaire

Les retraites complémentaires sont destinées à tous les travailleurs du privé, quel que soit leur secteur d’activité. Il existe deux caisses de retraite complémentaire : l’ARRCO (Association pour le régime de retraite complémentaire des salariés), et l’AGIRC (Association générale des institutions de retraite des cadres). L’ARCCO est la caisse de retraite complémentaire de référence, elle concerne l’ensemble des salariés du privé, sans aucune distinction possible. L’AGIRC par contre est destinée aux cadres.

En pratique, les cotisations à l’ARRCO sont obligatoires aussi bien pour les employés que pour leurs employeurs. En plus de celles-ci, les cadres versent une autre redevance auprès de l’AGIRC, leur permettant de percevoir la retraite des cadres le moment venu.

La cotisation de retraite complémentaire

La cotisation versée par le salarié au titre de la retraite complémentaire dépend du niveau de la rémunération qu’il perçoit en guise de salaire. Ainsi, les travailleurs non-cadres cotisent 7,75 % de la partie de leur salaire inférieur ou égal à 3170 euros, et 20,25 % de la partie entre 3170 et 9510 euros. Pour les cadres, le taux est fixé à 20,55 % pour un salaire supérieur à 3170 euros.

Le calcul de la pension

En versant ses cotisations, le travailleur cumule progressivement des points qui serviront le moment venu à calculer le montant de sa pension de retraite complémentaire brute. Le montant de cette dernière est ainsi obtenu en multipliant le total des points obtenus par le travailleur, à la valeur unitaire du point. Cette valeur peut évoluer d’une année à l’autre. En 2015, elle était par exemple fixée à 1,2513 euro pour l’ARRCO, et 0,4352 euro pour l’AGIRC.

Le montant net de la pension de retraite est obtenu en retranchant du montant brut les prélèvements sociaux tels que l’assurance maladie, la contribution de solidarité pour l’autonomie, la contribution au remboursement de la dette sociale, et la contribution sociale généralisée.

 

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